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exposition des produits biologiques à la conférence WACOAg

Depuis la décolonisation, certains états africains de l’ouest (bénin, mali, Burkina Faso) ont adopté la culture du coton comme culture de rente car cela permet de faire rentrer des devises. Il est devenu du coup l’or blanc. Le coton est la principale culture d’exportation, et contribue au développement socio- économique du Bénin. En effet, il constitue non seulement la principale source de revenu monétaire des paysans qui le cultivent mais il apporte aussi d’importantes devises à l’Etat. Il représente 64% des recettes d’exportation, 90% des recettes agricoles et 24% des recettes de l’Etat (MDR, 1995).

Devenant donc une filière soutenue de bout en bout par l’état, des milliards y sont investis tout au long de la chaine de production chaque année. En dépit de tout cela, les paysans subissent les affres de cette culture que sont : la pauvreté des sols, les risques élevés de contamination par les insecticides et herbicides au point où les femmes sont mise à l’écart car ce sont elles qui portent la grossesse et leur mari les aiment beaucoup pour qu’elles entachent la progéniture.

C’est dans  ce contexte que la culture du coton biologique a fait son come-back en 2002 au mali et en 2000 au Bénin. Une agriculture respectueuse de la nature et de ses composantes. Pour mieux comprendre certains paramètres financiers de la culture du coton biologique, une étude socioéconomique comparative des systèmes de production biologique, conventionnelle et transgénique est en cours de réalisation à travers le Bénin, le Burkina Faso et le Mali. Elle est financée par l’union européenne, la fondation FiBL et Syprobio. Ce qui a d’ailleurs fait l’objet de présentation à l’une des sessions parallèles lors de la 3ème conférence ouest-africaine sur l’agriculture écologique et biologique qui s’est tenue de 27 au 29 aout 2014 à Cotonou.

De cette étude a mis-parcourt, il ressort que :

  • L’adoptant du coton biologique est un homme ou femme relativement âgé (44 vs.41) ayant un faible niveau de revenu et de disponibilité foncière, moins instruit, avec ses champs relativement proches de son lieu de vie et bénéficiant d’un encadrement rapproché ;
  • Globalement le système de production biologique présente des performances économiques et financières comparables et parfois meilleures aux systèmes conventionnel et transgénique comme le montre cette figure.graphe

Auteurs : E. SODJINOU, L. C. GLIN, G. NICOLAY, S. TOVIGNAN, J. HINVI

  • L’adoption du coton biologique a amélioré le niveau de prospérité des ménages agricoles (environ 42% de cas);
  • En termes monétaires l’adoption du coton biologique a un impact positif de 27.962FCFA sur chaque membre des ménages agricoles;
  • L’analyse de l’indice de pauvreté a montré que le coton biologique a accru le revenu des ménages adoptants de 41%, permettant de franchir le seuil national de pauvreté monétaire (109.400 fcfa per capita);
  • Le coton biologique favorise aussi l’indépendance économique des femmes et renforce leur implication dans les processus de décision des ménages.

Ce tableau nous montre l’impact de l’adoption du coton biologique sur la prospérité et la réduction de la pauvreté des producteurs

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Auteurs : E. SODJINOU, L. C. GLIN, G. NICOLAY, S. TOVIGNAN, J. HINVI

Suite à cette étude, il convient de retenir que la façon dont la production de coton se fait actuellement au Bénin suscite de sérieuses réflexions qui doivent être orientées dans le sens du développement durable. De grandes superficies sont chaque année emblavées en coton donc reçoivent annuellement des milliers de tonnes d’engrais et des millions de litres de pesticides. Ce qui est bien inquiétant non seulement pour les générations actuelles mais aussi pour les générations futures. Alors, des méthodes alternatives s’imposent aujourd’hui pour prétendre à un développement durable de l’agriculture en général et de coton biologique en particulier. Mais pour le moment la culture du coton bio profite correctement aux couches les plus défavorisées que sont les femmes et les jeunes.

Article écrit par Sourou NANKPAN, reporter social à la conférence WACOAg

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L’agriculture biologique c’est une réalité, C’est l’avenir en matière de production agricole, c’est l’agriculture vers lequel se tourner pour atteindre les objectifs de sécurité alimentaire et de durabilité. C’est le message fort qui découle de la présentation du Rev. Fr. Godfrey Nzamujo, Directeur du Centre Régional Songhaï, lors de sa présentation durant la 3eme semaine scientifique Ouest-Africaine sur l’agriculture écologique et biologique. Cette présentation sur la révolution verte montre l’utilité des microorganismes dans la stratégie de production du centre songhaï et les résultats obtenus.

Les produits biologiques de AMAB Benin

Les “EM” sont des microorganismes bénéfiques, sains et non nuisibles à l’homme. Il s’agit principalement des bactéries de l’acide lactique, les levures et les bactéries Phototrophique. L’utilité des EM sont diverses. Les bactéries d’acides lactiques et les levures décomposent la matière organique pendant que les barrières d’acide lactique éloignent les microbes nuisibles. Les levures produisent aussi les hormones et les enzymes tandis que les bactéries phototrophiques décomposent les gaz nuisibles, les rendant inodores. Lorsque ces EM sont présent dans le sol en quantité suffisante, ils amènent les microbes opportunistes du sol à être utiles rendant ainsi ce sol impropre au développement des microbes nuisibles.

La technologie EM utilisé pour la production végétale augmente les rendements et améliore la qualité de la production. Dans la production animale, elle permet de contrôler les odeurs nauséabondes, les mouches, de prévenir les maladies, d’améliorer la qualité des produits (œufs, viande, lait) et de réduire les coûts liés à la gestion des déchets. En comparaison avec les autres formes d’agriculture (conventionnelle et traditionnelle), elle est meilleure en terme de rendement, de coûts, de protection de l’environnement et de durabilité telle que montré par le tableau ci-contre.

Tableau comparatif de quelques formes d’agriculture song

 

 

 

 

 

Le centre Songhaï met en application cette technologie qui utilise les EM et le transmet à tous ceux qui y viennent pour se faire former. Les bons résultats obtenus par le centre témoignent de la réalité qu’est l’agriculture biologique dans son application en Afrique et la nécessité de se tourner vers cette forme d’agriculture plus soucieuse de l’environnement.

Article écrit par Bakawa Agbandou, journaliste citoyen pour la conférence WACOAg

Photo: Produits des AMAP exposés  lors de la conférence

Introduisant la première session de la conférence denommé “Enjeux et défis de l’agriculture écologique et biologique pour amélioration des conditions de vie des populations“, le Frère Godley NZAMUJO, Directeur du Centre Songhaï, a présente les enjeux et défis de l’agriculture écologique et biologique pour l’alimentation des conditions de vie des populations en Afrique de l’Ouest. Il a souligné que l’agriculture biologique peut permettre d’atteindre la sécurité alimentaire en Afrique car elle est adaptée à toutes les chaines de production tant végétale qu’animale. De ses experiences, cette agriculture permet non seulement d’avoir de bon rendement, jusqu’à 4-5 tonnes de maïs à l’hectare par exemple mais aussi de maintenir la santé des sols et des écosystèmes. Il insiste sur la nécessité d’opérer une révolution industrielle verte en Afrique. Cette révolution permettra de réapprendre une nouvelle manière de faire l’agriculture basée sur le potentiel biologique. Cette révolution passera aussi par l’intégration des techniques de communication et de l’information, la disponibilité énergétique et l’exploitation du potentiel biologique (surtout les micro-organismes) donc dispose l’Afrique.

Source: Uniband.org
Source: Uniband.org

« Le sol est le support de l’agriculture. Les micro-organismes sont très utiles pour l’agriculture biologique et écologique car cela permet d’avoir des « Super Sols » qui sont une combinaison des sols zymogènes et synthétiques » dixit Frère Godley NZAMUJO

A sa suite, Monsieur Wole Fatunbi a présenté l’implication de FARA pour le développement de l’agriculture biologique. Il constate que la part de l’Afrique sur le marché mondial de l’agriculture biologique est inférieur à 1% malgré l’énorme potentiel foncier. Il suggère que l’innovation dans l’agriculture biologique n’est pas de trouver des nouveautés mais l’amélioration des techniques de production existantes. De même, le développement l’agriculture biologique et écologique nécessite l’accès aux marchés locaux et internationaux et le développement des investissements. Pour conclure, il met l’accent sur les dispositions prises par FARA pour accompagner l’agriculture biologique à travers la recherche, le renforcement des capacités et l’institutionnalisation, la recherche de marché. L’engagement de FARA a accompagné les producteurs et chercheurs a été réitéré par Monsieur Wole Fatunbi.

Avant la fin cette première session, le représentant du réseau Pesticide Action Network (PAR) a mis un accent particulier sur la promotion de l’agriculture bio et écologique. Le réseau par sa voix demande plus d’investissement dans la recherche scientifique et d’adapter cette recherche par rapport au besoin en agriculture biologique. De même, il remarque que la faible promotion de l’agriculture biologique n’est pas qu’un problème de rendement mais aussi d’innovations institutionnelles.

Article écrit par Christel Kénou, journaliste citoyen pour la conférence WACOAg

 

Placé sous le thème « institutionnalisation de l’agriculture écologique et biologique en Afrique de l’ouest », la troisième conférence Ouest-Africaine sur l’Agriculture Ecologique et Biologique qui a démarré le 27 aout 2014 à Cotonou a réuni connu la présente de représentants de plusieurs structures qui s’intéressent à l’agriculture biologique. Il s’agit entre autres de : Forum for Agricultural Research in Africa (FARA) ; Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL); Helvetas; African Organic Network (AfrOnet); Biovision ; Organisation Béninoise pour la Promotion de l’Agriculture Biologique (OBePAB); Programme Cadre d’Appui à la Diversification Agricole ( ProCAD)  et surtout la Coopération Suisse

Cette conférence a réuni plus de 300 participants venus de plusieurs pays tels que le Kenya, le Bénin, l’Ouganda, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Sénégal, le Niger, le Burkina Faso, le Nigeria, la France, la suisse, l’Italie, etc.

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Des allocations faites par les diverses personnalités présentes, nous pouvons retenir :

  • l’allocution de bienvenue du président du Comité d’organisation de cette conférence;

  • l’allocution du représentant de Afronet

  • l’allocution de la représentante de la commission de l’Union Africaine ;

  • l’allocution du représentant de la Banque Mondiale ;

  • l’allocution du Ministre de l’environnement chargé de la gestion des changements climatiques, du reboisement, et de la protection des ressources naturelles et forestières du Bénin ;

  • l’allocution du Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche du Bénin.

Une plage artistique vient finir cette session de bienvenu de l’événement afin de montrer.

Des différentes allocutions, il faut retenir que les autorités à divers niveaux reconnaissent que l’agriculture biologique et écologique demeure un enjeu de développement et qu’il urge d’intégrer l’agriculture biologique et écologique dans les projets et programmes afin de préserver notre planète et mieux nourrir le monde.

Article écrit par Sourou Hervé Nankpan, journaliste citoyen pour la conférence WACOAg

Le coton génétiquement modifié est au cœur d’une session de WACOAg

Afin de formuler des principales recommandations en matière de stratégies pour la sécurisation des semences biologiques et écologiques en Afrique de l’Ouest, une session parallèle de la troisième conférence ouest africaine sur l’agriculture biologique (WACOAg) s’est consacrée aux Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dans l’agriculture africaine. Ainsi les mécanismes d’accès et gouvernance des semences pour l’agriculture biologique et écologique seront abordés sous la houlette de Jeanne Zoundjihékpon du Genetic Ressource Action International  Network (GRAIN)

Des études de cas, des resulats des recherches et les expériences des projets seront discutés par les participants. Abel Gouba échangéra avec ses paires sur les défis pour la pureté des semences du coton biologique avec l’introduction du Coton Génétiquement Modifié (CCM) au Burkina Faso. De même René Tokannou presentera une étude sur le consentement à payer (CAP) de Helvetas sur les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) au Benin.

Plusieurs chercheurs de différents pays dont le Benin, le Nigeria et le Ghana aborderont la conservation des ressources phytogénétiques et l’introduction organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’agriculture africaine. On retrouve les noms suivants : Jeanne Zoundjihékpon, Yolou M, Babalakoun A, Zongo J et Akoegninou A.

Pour en savoir plus sur les grandes résolutions de cette session, rejoignez nous le jeudi 28 Août 2014 sur les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) pour vivre en direct les moments forts de cette session. N’oublez pas le hastag de la conférence est #WACOAg3 et le hastag cette session spécifique est #SP5

Article écrit par Romuald Djègbenou, journaliste citoyen pour la conférence WACOAg

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